Les 10 points clefs pour améliorer l’apprentissage en entreprise grâce aux neurosciences

Les 10 points clefs pour améliorer l’apprentissage en entreprise grâce aux neurosciences

En quoi les neurosciences facilitent-elles l’apprentissage ? Pourquoi prennent-elles de plus en plus de place dans les écoles et dans l’enseignement en général ? Nous allons aborder dans cet article les 10 points clefs qui font des neurosciences un facilitateur d’apprentissage.

Que sont les neurosciences ? Les neurosciences désignent l’ensemble des disciplines scientifiques qui étudie le système nerveux humain. Les neurosciences s’intéresse particulièrement au fonctionnement de notre cerveau (neurologie et psychiatrie).

1/ Favoriser  et améliorer l’attention des apprenants :

Pour pouvoir enseigner quelque chose à un apprenant il faut en toute première chose captiver son attention. En effet quelqu’un qui n’a pas toute votre attention ne pourra pas apprendre en totalité ce que vous tentez de lui transmettre. Dans son livre « Les 12 lois du cerveau », le neurobiologiste John Medina indique que la capacité d’attention maximum d’un apprenant en cours est de 10 minutes. La tâche première d’un formateur est donc d’orienter et de canaliser l’attention de son auditoire.

2/ L’engagement actif :

Un organisme passif n’apprend pas ! L’apprentissage n’est optimal que si l’apprenant alterne apprentissage et tests répétés de ses connaissances. Bernard Croisile dans son livre « Approche neurocognitive de la mémoire » explique que la mémoire à long terme passe par la répétition et l’entrainement et engendre une mémorisation à long terme d’un savoir. Il faut donc que le formateur alterne les phases d’écoute passive avec des phases actives et donne des exercices quotidiens aux apprenants.

3/ Ne pas stigmatiser les erreurs de l’apprenant :

Philippe Dessus dans son livre « Comprendre les apprentissages: sciences cognitives et éducation », montre que les erreurs sont normales, voir même positives dans le processus d’apprentissage. L’erreur est un obstacle à surmonter et il ne faut en aucun cas la stigmatiser. La punition et la stigmatisation de l’erreur peut engendrer un blocage et du stress chez l’apprenant, ce qui est contreproductif  dans le processus d’apprentissage. Un formateur doit donc corriger les erreurs de ses apprenants, tout en étant positif.

4/ Donner du sens à l’apprentissage

Un apprenant aura un intérêt supérieur à apprendre et à retenir une information s’il sait qu’elle lui servira dans un futur proche. Ce concept de mémoire sélective a été synthétisé dans cet article du site Nos Pensées . Le cerveau ne retient une information que s’il pense qu’elle a une utilité quelconque. Il faut donc que le formateur explique aux apprenants en quoi une information peut leur être utile et synthétise les notions clés et capitales.

5/ Privilégier le mouvement

Une activité physique quotidienne améliore la mémoire, les capacités de raisonnement et l’attention. Bastien Waneger, Docteur en psychologie, montre dans un article intitulé L’activité physique et le cerveau, que l’activité physique stimule les neurones déjà existants et favorise la formation de nouveaux neurones. Une formation en entreprise doit donc être la plus vivante possible pour stimuler les apprenants. Parallèlement, une entreprise doit encourager ses salariés à faire une activité physique quotidienne en mettant à leur disposition une salle de sport par exemple.

6/ Stimuler les sens des apprenants :

Dans son livre « Les 12 lois du cerveau », le neurobiologiste John Medina explique que pour la majorité d’entre nous, il est plus facile d’apprendre et de retenir quelque chose que l’on peut voir ou visualiser. Mais certaines personnes sont à dominante auditives (elles ont besoin d’entendre une information pour la retenir) et d’autres moins nombreuses sont kinesthésiques (elles ont besoin de toucher et d’agir pour mémoriser quelque chose). Il faut  prendre en compte ces paramètres pour pouvoir transmettre un savoir. Il faut donc concevoir des formations qui stimulent au maximum les différents sens, tout en s’appuyant le plus possible sur des supports visuels.

7/ Voir pour reproduire

Brigitte Vincent-Smith dans son article « Education et système des neurones miroirs » explique le rôle dans notre cerveau des neurones miroirs. Lorsque l’on voit quelqu’un réaliser une action, nos neurones miroirs s’activent comme si nous avions nous même réalisé cette action. C’est un apprentissage par imitation. Il faut donc, lors d’une formation privilégier les démonstrations concrètes. Il faut que l’apprenant puisse s’imaginer dans une situation et sache comment y faire face.

8/ La motivation positive

Dans un ouvrage de recherche intitulé «  La compétition et la motivation aux études en milieu universitaire » Noëlla Bourgeois et Henri Saint-Pierre expliquent que la motivation positive et le travail sur l’estime de soi permet d’avoir des résultats très significatifs sur la capacité d’apprentissage. Donner à un apprenant des retours positifs et des encouragements c’est le motiver et activer le circuit de la récompense. La conscience de progresser est une donnée très importante de l’apprentissage chez l’apprenant. Plus un formateur donnera des retours positifs à ses apprenants plus ils auront envie d’apprendre et de s’améliorer.

9/ Prendre soin de son sommeil

Trop souvent délaissé, le rôle du sommeil est prépondérant dans l’apprentissage d’un nouveau savoir. Le neurobiologiste Robert Jaffard explique dans une vidéo pour l’Observatoire B2V que non seulement un cerveau bien reposé va pouvoir encoder correctement les nouvelles informations qu’il reçoit, mais il va aussi pouvoir les mémoriser sur du long terme. Il faut donc des espaces de repos au sein des entreprises pour pouvoir permettre aux employés de régénérer leur cerveau et leur capacité d’apprentissage.

10/ L’apprentissage pour tout le monde et à tout âge

Lors de la conférence TEDxParis 2012, le neurobiologiste Pierre-Marie Lledo, montre qu’il n’y a pas d’âge pour apprendre de nouvelles choses. Il existe une forte plasticité cérébrale qui fait que le cerveau se construit et se transforme en permanence en fonction de l’environnement de chaque individu. Des nouvelles connexions cérébrales se créent et se défont sans cesse pour répondre à des besoins précis. Les capacités d’apprentissage sont évolutives et la formation n’est donc pas réservée qu’aux plus jeunes.

 

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