En 2019, qu’en est-il du « droit à la déconnexion » ?

En 2019, qu’en est-il du « droit à la déconnexion » ?

La numérisation des plateformes d’apprentissage des universités d’entreprise permet un apprentissage continu et personnalisé. On parle du concept d’ATAWAD (Any Time, Any Where, Any Device). Ce concept n’apporte pas que des avantages mais aussi un inconvénient dont nous allons nous intéresser aujourd’hui : la sur-sollicitation due à notre connexion quasi permanente. En France, notre gouvernement s’est intéressé à la question et a mis en place une loi pour prémunir cette sollicitation pouvant entraîner le « bur nout », il s’agit du droit à la déconnexion. Presque trois ans après l’instauration de la loi El Khomri (loi travail) de juillet 2016, comment les entreprises se sont elles adaptées ?

Qu’est-ce que le « droit à la déconnexion » ?

Avant d’analyser l’étude menée par le cabinet ELEAS (spécialiste des outils numériques professionnels) sur le droit à la déconnexion, nous allons définir ce concept. L’objectif de cette loi était de permettre aux salariés d’améliorer leur vie personnelle et vie professionnelle, tout en luttant contre les risques de « burn out ». Ainsi, cette loi stipule que les collaborateurs d’une entreprise ne peuvent pas être contraints de se connecter aux outils numériques en dehors de leur temps de travail (congés payés, jours de RTT, week-end, soirées…). Ce droit à la déconnexion concerne tous les salariés, en particulier pour ceux qui possèdent le statut de cadre ou qui travaillent en télétravail.

Qu’en est-il de la réalité ?

Selon l’étude menée par le cabinet ELEAS auprès de 1011 employés: les salariés se disent toujours autant submergés d’informations. En effet, 62 % des salariés s’accordent pour dire qu’ils gagnent en réactivité et en autonomie grâce aux outils digitaux mais que ces outils les font travailler en dehors des heures de travail… Près d’un salarié sur deux travaille ainsi le soir après sa journée au bureau et consultent leur mailbox le week-end. Pour 43% d’entre eux, ils estiment être fatigué et pour submergé d’information pour 36% d’entre eux. Un quart des des salariés disent qu’ils ne peuvent pas traiter toute l’information. Les 18-29 ans sont les premiers touchés. 60 % des jeunes se disent sollicités sur leur temps personnel, même si ce sont eux qui travaillent le plus sur les outils digitaux. Un chiffre proche des cadres, tous âges confondus.

Comment déconnecter ?

Comment lutter contre cette sensation de noyade ? Entre rentabilité et préservation de la santé de ses collaborateurs, on dénombre encore peu d’entreprises mettant en place des actions pour lutter contre cette sensation. En effet, seules 16 % ont mis en place des règles de déconnexion et 23 % ont placardé des informations pour sensibiliser les salariés à la déconnexion. Dans la majorité des cas, il faut que les employés s’auto-régulent, il faut que les employés s’aère d’eux même  le cerveau. Voici différentes idées : s’octroyer de courtes pauses, se déconnecter ponctuellement de certains outils, consulter ses mails à des créneaux horaires définis etc.

Et vous, qu’en est-il dans votre entreprise ? Nous attendons votre retour d’expérience dans les commentaires.

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